~Introduction~

C'est parti !

Le darknet est le paroxysme de la liberté d'expression. En effet, il permet à n’importe qui de publier, de partager ce qu’il veut sous couvert d’anonymat et sans aucune censure. De plus, c’est un immense “marché”, dans lequel il est possible d’acheter des armes, de la drogue, embaucher un tueur à gage, mais aussi espionner, délivrer des informations confidentielles. Ces ensembles de domaine constituent le darknet, et laissent une question en suspens : quid de la liberté ? Faut-il la limiter alors que c’est un Droit de l’Homme fondamental de notre société ? Quelles peuvent être ses dérives ?

Ainsi, nous avons décidé d’orienter notre sujet de controverse sur la notion de liberté, les différents débats qu’on peut observer à propos de celle-ci, les acteurs qui entrent en jeu dans cette controverse et leurs points de conflit. Cette controverse prend place à la fin du 20ème siècle avec l'avènement et la démocratisation d’Internet. Les technologies de communication se sont fortement développées et les systèmes de transfert des informations aussi. Internet étant devenu mondial, il est en permanence surveillé par des instances gouvernementale et/ou non gouvernementale. Dès lors, le besoin de créer un réseaux alternatif, hors de ce contrôle se créer, pour le meilleur comme pour le pire.

  • 29 Octobre, 1969

    Naissance d'Internet aux USA. (Arpanet)

  • 1980s

    Apparition du web moderne, standardisation des protocoles de connexion

  • Fin des 1990s

    Democratisation d'Internet, explosion du Darknet, début du Peer to Peer

  • Mars, 2000

    Ian Clarke sort Freenet. Il s'agit d'un logiciel qui permet d'acceder de manière anonyme dans les endroits sombre d'internet

  • Juin, 2000

    Ryan Lackey et Sean Hastings, deux cyberpunk libertariens lancent une start-up, HavenCo, sur l'ancienne base militaire anglaise appellée Sealand. Cette start-Up héberge des fichiers sensibles comme de la pedopornographie.

  • 20 Septembre, 2002

    Le laboratoire de recherche de l'U.S Naval sort la première version de Tor (the onion router).

  • Janvier, 2005

    Le magasine Wired estime que le Darknet distribue plus d'un demi million de film chaque jours. Une étude de IT research estime a 34 Milliard de dollars les pertes dues au piratage de logiciels.

  • 3 Janvier, 2009

    Satoshi Nakamoto "mine" le premier Bitcoin (monaie cryptée virtuelle).

  • 2010

    Procysive, une agence de cybersécurité estime a plus de 50000 le nombre de sites extemistes et a plus de 300 le nombre de forums terroristes.

  • 1er Juin, 2011

    L'existence de Silk Road, un site de vente de drogue, est dévoilée au grand public.

  • 1er Août, 2013

    Les autorités Irlandaises lancent un raid dans l'appartement d'Eric Eoin Marques, décris par le FBI comme "le plus grand distributeur de pedopornographie de la planète".

  • 4 Août, 2013

    Le gouvernement Américain intercepte des communications secrètes sur le Darknet entre le chef d'Al Quaïda et Nasir al-Wuhayshi, leader d'Al Quaïda au Yémen.

  • 1er Octobre, 2013

    Le FBI coupe Silk Road et arrete Ross William Ulbricht. Le site aurais vendu plus de 1,2 milliard de dollars de drogue entre 2011 et 2013

~ Les Acteurs ~

Solid comms, project milestones and regular updates.

  • Domaine public

    Les oppressés et réfugiés politiques, des personnes recherchées, des consommateurs de produits illicites.
  • Gouvernements

    Ils espionnent et surveillent le Darknet pour traquer, entre autres, les terroristes et les personnes susceptibles de menacer le territoire. Nous entendons par gouvernement notamment les cellules de surveillance liées aux États, comme la CIA.
  • Hackers

    Les Hackeurs eux-mêmes comme le groupe “Anonymous” qui contrairement à ce que l’on pourrait penser, aident par exemple à démanteler des réseaux de sites pédophiles. Anonymous attaque également de nombreuses sociétés, comme Sony en 2011. En effet, le Playstation Network, service de jeu en ligne sur consoles Playstation, avait été mis hors ligne par le groupe de hackers. La motivation ? L'attitude procédurière de Sony à l'encontre de George Hotz (La société japonaise portera plainte le 11 janvier 2011 contre Georges Hotz pour : « Détention illégale d'informations sensibles sur support informatique », « Fraude avérée dans le but de s'enrichir », « Transmission intentionnelle de code », « Nuisance à l'image de marque de Sony, et nuisance à la stabilité du système PS3 », « Hack de mots de passe, clés et codes » et « Extorsion »), l'auteur du piratage de la PlayStation 3 qui a notamment permis le fonctionnement de logiciels jugés illégaux sur la console. Ainsi, après le piratage, de nombreux numéros de cartes bancaires et de comptes personnels Playstation ont été rendus publics. Ceci renforce un peu plus le trouble autour du groupe, car l’attitude de Sony ne justifie en aucun cas de rendre disponible des données personnelles et confidentielles.
  • White Hats

    Ce premier groupe est constitué de hackers de bonne volonté, qui ne ménagent pas leurs efforts pour chercher des innovations dans le cadre de la sécurisation d’un système informatique. Les White Hat contribuent habituellement à l’identification et à la réparation de failles de sécurité à l’intérieur d’un système, et ne peuvent être assimilés à des cybercriminels.
  • Black Hats

    Pirates informatiques qui détruisent tout sur leur passage. N’ayant pas le moindre scrupule, ils ne se contentent pas d’accéder illégalement dans un système, mais y introduisent également des virus et des malwares susceptibles de compromettre la sécurité du système et l’intégralité du système en question.
  • Grey Hats

    À la différence des White Hats, le hacker «grey hat» accède illégalement à un système, informe l’existence de failles aux personnes responsables et proposent généralement des solutions, mais n’endommage pas le système. Certains hackeurs, s'ils sont “bons” dans leur domaine et qu’ils se font repérer par les agences gouvernementales, peuvent recevoir une quittance de peine en échange de leur coopération avec le gouvernement.
  • Criminalité

    Les sites de vente de produit illicite, d’objets volés, crimes organisés.
    ⇒ Les dealers de drogue : Acheter de la drogue sur Internet est devenu très banal sur le Darknet. Considéré comme le marché noir du Web, le Darknet offre un total anonymat à ses utilisateurs. C’est une zone de non droit qui échappe à quasiment tout contrôle, qu’il soit policier ou douanier. Commander sa drogue “en pantoufles” sur le web avec un minimum de risque donne de plus en plus envie au consommateur, pour cela c’est la réputation du vendeur qui déterminera le choix du client pour éviter tout fraude. Les vendeurs sont notés par leurs clients, comme sur Uber ou Amazon. Il arrive parfois que la marchandise reçue ne soit pas conforme à la description faite par le vendeur, Suite à cela quelques sites ont mis en place un onglet "litiges". Cette option est à la disposition du client pour faire remarquer aux administrateurs du site que le vendeur n’a pas été réglo. Ils étudient alors la plainte du client et peuvent même prendre l’initiative de contacter directement le vendeur en lui demandant de se justifier sur la plainte de son client et peuvent aller jusqu’à intégralement rembourser le client.
    ⇒ Vente de carte bancaire, organes, objets volés traçables (immatriculés) sont les plus courants dans le domaine de la vente après la drogue.
    ⇒ Les pédophiles : En effet grâce à l’anonymat et au libre accès à toute sorte de contenu, du contenu pédophile peut être visionné et partagé sur le darknet. Cependant, des groupes d’utilisateurs du darknet luttent pour tenter de les retracer malgré la difficulté de cette tâche
  • Forums

    Le Darknet regorge également de forums pour hackers afin de discuter de la protection des données ou des techniques de hacking. "Souvent les hackers expliquent comment ils ont réalisés leurs plus gros coups. Certains forums spécialisés fonctionnent en club fermés explique Daniel Smith (ancien hacker est passé depuis chez Radware, comme chargé de l'Intelligence Sécurité au sein de l'Emergency ). Ainsi pour y entrer, ils désigneront une cible dans le monde. Le hacker devra voler les données et les fournir au forum en question".
  • terroristes

    C’est grâce à ce réseau sombre et nébuleux qu’est le darknet que les terroristes peuvent agir, ces groupes terroristes montrent leur actes et envoient des message via le Darknet pour montrer de quoi ils sont capables ou pour recruter des éventuels fidèles, mais surtout pour préparer de nouvelles attaques potentiellement indétectables par les services de surveillance gouvernementaux qui veulent limiter les champs d’action, cela crée un lien entre ces deux acteurs.
  • associations

    Ces groupes sont souvent le résultat de la présence d’acteurs mal intentionnés. En effet les associations réagissent quant à la présence de pédophiles, de trafiquants d’armes, de drogue… Ainsi elles agissent activement pour contrer ces acteurs et dans l’absolu réussir à fermer le darknet.
  • utilisateurs anonyme

    Les personnes voulant s’affranchir de la surveillance du net pour avoir une totale liberté
    ⇒ Malgré la censure du pays, le darknet permet de s’exprimer en totale liberté sans craindre d’être censuré par un quelconque gouvernement, c’est pour cela que des journalistes arrivent à communiquer des informations là où la censure est présente partout. Le darknet pour ce cas est un moyen pour des opposants politiques en Corée du Nord, en Iran ou en Chine de communiquer et d'avoir accès à certains sites internet bloqués dans leurs pays.
    ⇒ L’anonymat est le plus gros point fort et le plus gros point faible du darknet, on peut le considérer comme point fort si on fait partie des différents acteurs qui veulent parcourir internet sans aucune restriction de ton gouvernement, mais peut le considérer comme point faible pour la recherche de criminels / pédophiles / fraudes à grand échelle , cet anonymat ne facilite pas la sécurité de ce lieu (se qui fait écho à notre controverse “faut il se censurer pour une meilleur sécurité ?”).
    ⇒ Cet anonymat aide les acteurs du domaine public qui se réfugient derrière pour par exemple mettre en place une révolution, visant à récupérer une totale indépendance vis-à-vis de tous les mécanismes imaginables mis en place par les gouvernements, vis-à-vis du système financier planétaire et des régimes politiques quels qu’ils soient. Dans un monde où les données personnelles sont rapidement en train de devenir une monnaie globale, l’outil le plus crucial afin de conserver sa vie privée est notre capacité à rester anonymes.

~Lien entre les acteurs~



Tous ces acteurs forment un écosystème qui gravite autour du darknet et de nombreux sites dans le but de tromper la “fausse” liberté que nous possédons sur l’internet classique.. On peut distinguer à ce titre d’autres acteurs, les créateurs de sites pour le darknet, les hébergeurs de ces sites, les vendeurs. Ils sont en lien direct avec les consommateurs, sans pour autant connaître leur identité. Pourquoi font-ils ça ? Pourquoi créent-ils des sites d’achat et de vente totalement illégaux ? C’est une question qu’il est bon de se poser, par rapport à la liberté et surtout comme nous pouvons le voir, à ses dérives. ici, on se concentre sur les “hackers”, ces personnes capables de pirater un site et d’en extirper les données, le modifier. Ces acteurs profitent de la liberté extrême qui leur ai laissé sur le darknet, puisque à l’heure actuelle, il est très difficile voire impossible de tracer quelqu’un car les connexions sont souvent brouillées et les logiciels pour accéder au Darknet comme Tor utilisent ce que l’on appelle un VPN, ce qui permet de modifier son adresse IP à chaque connexion. De ce fait, si on se connecte sur le Darknet via Tor depuis l’ESIEE, on pourra être indiqué comme localisé aux Etats-Unis ou en Chine par exemple.

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~Arguments~

Nous avons tout d'abord identifié les motivations d'Anonymous, un groupe de hackers : L’exemple le plus flagrant de hackers sur le Darknet est le collectif Anonymous. C’est un groupe Grey Hats, en effet ils agissent parfois pour le bien de la société, souvent pour défendre la liberté d’expression, et parfois leur motivation sont un peu plus floues. Leur particularité est notamment liée à leur célèbre masque, marque de leur anonymat, et signature lorsqu’ils piratent des sites internet. Les Anonymous ont répondu présents dès le début des révolutions du Printemps Arabe, surtout pour faire face à la politique de censure exercée par les gouvernements arabes, tout en commençant par la révolution de Jasmin (décembre-janvier 2010/2011). Ceux-ci ont en effet permis à de nombreux blogueurs de ces pays à contourner la censure pour pouvoir communiquer sur la situation. C'est ainsi que des milliers de vidéos et photos prises ont pu être diffusées et visionnées par les sociétés occidentales. Leurs première action dans ce contexte a lieu le 2 janvier 2011 en Tunisie, deux semaines après la mort du jeune marchand de légumes Mohamed El-Bouazizi qui a déclenché la catalyse révolutionnaire, au sein de l'Op Tunisia. Anonymous a rapidement mis au point un « kit de secours », informant les cyberdissidents sur la façon de préserver leur anonymat en ligne et les techniques pour éviter d’être détectés sur internet par la cyberpolice du gouvernement.

Les Anonymous ont utilisé leur intelligence collective pour développer une extension de Firefox destinée à aider les Tunisiens à parer les attaques de phishing intensives opérées par le gouvernement tunisien. Mais cette action a pour autant de nombreuses répercussions, notamment auprès du gouvernement. Que ce soit en France, en Angleterre, aux Etats-Unis, au Brésil, en Syrie ou ailleurs, Anonymous dérange fortement. Toute décision des institutions gouvernementales allant à l’encontre de la liberté de parole est condamnée par l’association et s'ensuivent des représailles à l’encontre des sites internet de ces entités. Les victimes sont à ce jour nombreuses : le FBI, la Maison Blanche, le Parlement Européen, le FMI, l’Elysée, Hadopi, les gouvernements brésilien, syrien, polonais. En règle générale, les motivations des acteurs sont simples : faire valoir leur droit à la liberté. Cependant, on observe un réel conflit entre d’un côté les gouvernements, et de l’autre le reste des acteurs qui veulent pouvoir exercer leur liberté sans aucun contrôle gouvernemental. Les gouvernements utilisent pour principal argument la sécurité, en effet aujourd’hui le monde est sous menace permanente du terrorisme, et alors il est important pour les gouvernements d’avoir un certain contrôle du darknet pour mieux traquer les terroristes, mais aussi les pédophiles, les blacks hats … Il est donc évident de remarquer que les gouvernements sont pour un contrôle total voir une fermeture totale du darknet qui, malgré les apparences, est totalement hors de contrôle. En somme, c’est un paradoxe qui n’en finit jamais : la protection offerte par le réseau est utilisée à la fois par l’armée américaine à des fins de renseignement et est combattue par la NSA.

~ Motivations ~

L'argent

De loin le facteur de motivation le plus répandu pour les blackhats. Les individus motivés par l'argent sont souvent trouvés dans les groupes qui partagent cette motivation. Émergence de «monnaies» dans la communauté des blackhats. Comptes bancaires volés. Propriété des machines compromises. Exploits. monnaies virtuels (bitcoins). Données «secrètes».

Divertissement

Originairement une motivation inhabituelle, elle a pris de l'ampleur au cours des dernières années en partie en raison de l’infusion d'individus moins techniques dans l'espace numérique, de l’environnement social élargi dans l'espace numérique, de l’émergence d'archétypes tels que “griefers”.

Cause

Peut être la menace la plus sérieuse du point de vue de la sécurité nationale. Le cas le plus fréquent de cette motivation - le hacktivisme: L'utilisation d'Internet pour promouvoir une cause politique, scientifique ou sociale particulière. Certains soutiennent que la menace de pertes économiques causées par des actes malveillants en ligne pourrait finalement poser un risque plus grave pour la sécurité nationale.

Groupe Social

Les groupes de piratage tendent à être homogènes dans leur nature, cela implique qu'il existe un certain niveau d'expertise nécessaire à l'induction dans le groupe. Les codes / exploits élégants sont une méthode pour gagner l'acceptation dans le groupe.

~Points de Friction~

Comme on le sait, dans le monde d’aujourd’hui, le concept même de la liberté est remis en cause dans certains pays, dans certains lieux, l’exemple le plus probant étant probablement la Corée du Nord, qui prive de libertés ses habitants. Ce manque de liberté, certaines personnes ont besoin de l’exprimer sous différentes formes, et notamment parfois sur les réseaux sociaux via Facebook ou Twitter, véritables temples de la liberté d’expression, ou sur le Darknet qui permet des échanges non surveillés et sur lequel transite des informations parfois importantes. Plusieurs libertés peuvent ainsi se libérer sur le darknet et être exercés, en tout premier lieu la liberté d’expression, droit fondamental en France et dans plusieurs pays du monde à quelques exceptions près. Cependant, cette liberté admet certaines limites dans le cadre de la loi, pour ne pas troubler l’ordre public entre autre, mais certains y voient une limite trop grande et s’expriment sur le darknet, sans aucune limite. Ainsi, souvent, on peut observer sur les forums de discussion du darknet des personnes s’exprimant sans filtres.

Mais c’est par ce biais que le Printemps Arabe a été permis, grâce à l’expression des personnes sur le darknet qui étaient intraçables et que les autorités ne pouvaient pas arrêter, et donc montre que le darknet peut être le gardien de la liberté de rassemblement. A tel point que pour Reporters Sans Frontières, ce réseau est perçu comme un moyen d’informations, et les journalistes travaillant pour cet ONG sont formés à naviguer dessus. Le darknet est ainsi une grande source de diffusion d’informations à grande échelle, pour le bien ou pour le mal comme le terrorisme. Alors oui, on voit un double usage de la liberté, pour faire un schéma rapide : d’un côté pour propager le bien, et de l’autre pour propager le mal. On a alors le grand paroxysme du darknet et des libertés qui lui sont liées : faut-il les limiter ? Mais surtout, une question essentielle, comment ? Malgré les tentatives de fermeture de site par le FBI et Europol en 2015, provoquant la mise hors-ligne de 414 sites proposant des armes et de la drogue, ces sites reviennent, encore et encore.

~ Enquêtes ~

Le Darknet doit il fermer ?

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Source : Internet

Les résultats de l'enquête démontrent que les citoyens dans certains pays sont beaucoup plus susceptibles que d'autres de croire que le darknet devrait être fermé :

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Non !

Ceux en Indonésie (85%), Inde (82%), Afrique du Sud (77%), Pakistan (76%), France (76%), Grande-Bretagne (76%), Chine (79%) , Brésil (73%), Canada (73%), Australie (72%), États-Unis (72%), Turquie (71%), Tunisie (69%), Italie (68%), Allemagne (67%) , et la Pologne (65%) sont les plus enclins à croire qu'il ne devrait pas.

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Oui

Les citoyens du Japon (63%), Nigeria (62%), Hong Kong (62%), Kenya (61%), Corée du Sud (61%) et Suède (61%), pensent que le darknet doit fermer

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En tout, 71% des citoyens globaux disent que le darknet devrait fermer, 29% ne sont pas d'accord

~ L'équipe ~

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~ Sources ~

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